Je ne suis pas Johnny – accueil
de Guillaume Marquet
du 7 au 17 octobre 2026
ma, me, je, ve, sa, di à 19h
relâche lundi
Durée du spectacle : 1h15
4 septembre 1998, Stade de France. Un concert historique de Johnny Hallyday se prépare mais la pluie s’invite. À travers le regard d’un fan inconditionnel de cette grande vedette, la pièce dépeint le monde fascinant des idoles et de leurs adorateurs.
Ce spectacle explore ainsi le thème du fan. Nous le sommes tous au moins une fois d’un artiste, un sportif, une célébrité, une équipe de foot ou autre… Cela peut nous servir de modèle et de repère afin de nous construire.
Dans l’intrigue, ce fan de cette légende du rock français en relate la vie et celle de ceux qui gravitent autour de lui. Il chante en ”live” quatre de ses chansons les plus célèbres.
À Paris, ce spectacle joué à guichets fermés a reçu un accueil des plus chaleureux.
LA PRESSE EN PARLE
« Le texte est ciselé, drôle, parfois déchirant, toujours intelligent. Un vrai coup d’éclat ! » Journal La PROVENCE
« Ce seul en scène se révèle touchant de tendresse et d’authenticité ! » Journal TÉLÉRAMA
« Une sacrée performance. Un spectacle formidablement bien écrit et d’une grande profondeur. » Le petit journal de la culture FRANCE INTER
« Ne manquez surtout pas ce spectacle à nul autre pareil ! » Journal DE LA COUR AU JARDIN
« Tous les personnages sont incarnés par Guillaume Marquet, impressionnant d’énergie et de justesse (…) Emballant ! » Journal LE JDNEWS
Distribution
Texte et jeu : Guillaume MARQUET
Mise en scène : Guillaume MARQUET et Nathalie SANDOZ
Création lumières : Pascal Di MITO
Création son et vidéo : Yannick DONET
Un spectacle de la compagnie TOSCA
En ce moment et jusqu’au 4 octobre
Chronique d’une liaison passagère – création
d’après un scénario de Pierre Giraud et Emmanuel Mouret
du 15 septembre au 4 octobre 2026
ma, me, je, ve, sa, di à 19h
relâche lundi
Durée du spectacle : 1h40
Cette pièce est une comédie cocasse d’une drôlerie et d’une tendresse infinies sur le thème de l’émancipation féminine et des relations extraconjugales. C’est une fiction qui pose des questions pertinentes sur le couple, la magie amoureuse, la tromperie et le désir, tout en acceptant que certaines demeurent sans réponse.
Au gré de situations tour à tour comiques et émouvantes, portées par des personnages attachants, l’intrigue dessine le portrait d’une femme libre de ses choix et de ses pulsions charnelles. Elle les assume pleinement sans peur ni honte, et mène le bal avec une audace, une joie de vivre et un charme irrésistibles.
Il s’agit donc d’une célébration de la liberté féminine et de l’amour dans toute sa vérité. C’est un spectacle qui se fait le miroir d’une réalité éclatante et subtile, où humour et émotion se mêlent pour toucher droit au cœur.
À notre époque où les femmes réclament des modèles nouveaux, authentiques, loin des clichés usés, des stéréotypes ou des séductions convenues, il semble essentiel de proposer cette œuvre qui ose bousculer les idées reçues, tout en étant touchante, drôle et profondément humaine.
Distribution
Mise en scène : Elidan ARZONI
Jeu : Camille Edith BOUZAGLO, Antonio BUIL, Maud LAEDERMANN, Antonin SCHOPFER
Création scénographie : Khaled KHOURY
Création costumes et accessoires : Hervé BROILLET
Création lumières : Claire FIRMANN
Création maquillages et coiffures : Emmanuelle OLIVET PELLERIN
Création musique, sons et régies : Mael GODINAT
Régisseur plateau : Anthony REVILLARD
Aide Régisseur plateau : Ulysse ARZONI
Habilleuse : Samantha LANDRAGIN
Tenue de texte : Alma LUNA
Administration : Eva KIRALY
Co-production : Compagnie Métamorphoses et Théâtre Alchimic
Critique parue dans Le Temps du 16.9.2026
Nous nous sommes engagés à ne pas nous engager»: A l’Alchimic, on entend parfaitement la petite musique d’Emmanuel Mouret sur l’amour en liberté
Héritier d’Eric Rohmer, le cinéaste français charme depuis plus de vingt ans avec sa subtile dissection du sentiment. Sur la scène carougeoise, Elidan Arzoni réussit son adaptation théâtrale de «Chronique d’une liaison passagère», film sorti en 2022
Camille Edith Bouzaglo et Antonin Schopfer dans un marivaudage contemporain qui parie sur la liberté. — © Rebecca Bowring
Marie-Pierre Genecand Publié le 16 septembre 2026
« C’est simple : on ressent une attirance l’un pour l’autre, on se plaît, on ne fait pas de plan sur la comète.» « Arrête avec cette idée de tromper ta femme. Tu l’aimes, alors ça veut dire que tu ne la trompes pas. Nous on se voit pour d’autres choses !» « Nous nous sommes engagés à ne pas nous engager.»
Ah, la musique des mots d’Emmanuel Mouret. Vive, drôle et nécessitant une vraie finesse d’approche pour la faire tinter. Dans Chronique d’une liaison passagère, sorti en 2022, le réalisateur dirigeait avec grâce Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne dans les rôles d’un couple adultère décidé à ne pas s’encroûter et se découvrant de drôles d’affinités. En adaptant au théâtre le scénario qu’Emmanuel Mouret a coécrit avec Pierre Giraud, le metteur en scène genevois Elidan Arzoni prenait le risque de perdre la légèreté d’un film-fugue, aux images printanières et au montage serré.
A l’Alchimic, depuis mardi, le résultat rassure les fans du réalisateur français. La version théâtrale, emmenée à l’oreille avec une précision de maître, restitue les étonnements mourétiens, cette façon taquine d’envisager les liens. Entre Camille Edith Bouzaglo et Antonin Schopfer, tout est dit avec cette pointe d’incertitude qui fait pouffer le public et montre que si les paroles peuvent être assertives les sentiments le sont moins. On voyage ainsi à dos d’amants, d’une rencontre volée à une autre rencontre volée et, sur le piano parfaitement lyrique de Mael Godinat – le piano est aussi un dada de Mouret –, on se demande qui craquera le premier en matière d’attachement et de culpabilité.
Antonin Schopfer, tout un art
Mais avant d’aller plus loin dans ce marivaudage contemporain dont le charme doit beaucoup à la mise en espace épurée et tactique de Khaled Khoury – les bancs, lits et canapés apparaissent et disparaissent comme par enchantement ! –, saluons un acteur qui, volé par le cinéma et la télévision, s’est peu illustré sur les scènes romandes jusque-là: Antonin Schopfer, point d’interrogation ambulant qui a l’art de poser les mots si délicatement sur la trame de la scène qu’ils s’envolent avant d’être pédants. En tant que réalisateur, ce qu’il est aussi ccasionnellement, le Genevois établi à Paris a également signé Benjamin, un documentaire tout en finesse sur la mort de son frère cadet, trois jours après sa naissance.
C’est dire si le comédien était tout désigné pour incarner Simon, un père de famille heureux, haptonome de métier et grand timide qui se surprend à sortir du rang pour goûter aux charmes de Charlotte, mère de famille célibataire et affranchie qui, elle, n’a qu’une envie : profiter du moment présent ! Dans ce théâtre très loquace, la plupart des échanges visent à établir si ce deal est tenable. C’est-à-dire si on peut s’aimer fort et bien, mais sans s’attacher
et en restant clandestins.
Même si on ne fait rien…
La surprise vient aussi de Camille Edith Bouzaglo, qui, dans le rôle de Charlotte, fait preuve d’une assurance mutine assez inédite. On a vu la comédienne plus empruntée ou en force dans d’autres spectacles. Ici, elle titille sans minauder, défie son partenaire sans rien figer. Et on la croit sans peine, lorsqu’elle regrette qu’au XXIe siècle la passion, synonyme de destruction, soit encore autant plébiscitée. La comédienne est si bien dirigée que, plus loin, ses propos sur « le caractère naturel des voitures et des immeubles puisqu’ils émanent de l’homme qui est naturel » passent crème, alors que la démonstration est osée.
Ce serait injuste de ne pas saluer les deux autres comédiens de la soirée. Même si leur partition est plus mince, Antonio Buil compose un parfait mufle ibérique, tandis que Maud Laedermann, qui s’est formée à l’American Academy of Dramatic Arts, à New York, joue les trouble-fêtes avec une jolie sincérité.
«Même si on ne fait rien, pour moi, te voir, c’est déjà sexuel», lance Simon à Charlotte, lors d’un rendez-vous au parc dont l’ambiance bucolique est soulignée par les douces lumières de Claire Firmann. On peut dire la même chose de cette réussite théâtrale. Mais si on ne fait rien, la soirée est déjà pleine d’une vraie excitation intellectuelle.



