Crédit photo : © Oscar Bernal

d’Anton Tchékhov

adaptation pour marionnettes et comédiens

du 30 novembre au 20 décembre 2017 > création

mardi et vendredi à 20h30, mercredi, jeudi, samedi et dimanche à 19h

Dans cette adaptation du chef-d’œuvre comique de Tchékhov, il s’agit d’une histoire de coups de foudre amoureux qui s’entrechoquent, dans laquelle les marionnettes, les personnages et les marionnettistes s’attirent, s’aiment, se désirent… En démultipliant les personnages, en créant un effet de miroir entre marionnettistes et marionnettes, la passion des uns, puis des deux autres, puis des quatre à la fois, participeront à cette spirale hyperbolique de folie amoureuse que nous propose la farce de Tchékhov.

Un grand chant d’amour à quatre voix ! Jubilations sensibles, intellectuelles et vertigineuses qui croîtront au fil des scènes.

L’Ours, comédie en un acte est l’une des farces les plus drôles. Elle oppose deux propriétaires terriens, Popova, veuve depuis sept mois, qui s’est retirée du monde et Smirnov, un exploitant à qui son défunt mari devait de l’argent. Il vient la harceler comme un ours pour le lui réclamer, lui-même tenu par ses propres dettes. Désespéré, mais surtout très en colère devant le refus de Popova, Smirnov décide de rester chez elle jusqu’à ce qu’elle le paie. Le créancier goujat sera bien surpris lorsque la veuve sortira une arme à feu pour le provoquer en duel…

Traduction:

Elsa Triolet

Mise en scène:

Cyril Kaiser

Avec

Marionnettes et scénographie:

Christophe Kiss

Lumière:

Alex Kurth

Costumes:

Verena Dubach

Maquillage et coiffures:

Kathrin Zingg

Construction décor:

Till Girardier

Peinture décor:

Samantha Kiss

Durée du spectacle:

1h10

Une production du Théâtre du Saule rieur


 

Théâtre sans animaux

de Jean-Michel Ribes

Du 16 janvier au 4 février 2018 > création

Cette comédie absurde est une salutaire bouffée de liberté et de résistance face à certains principes qui composent les rouages de notre société. C’est une pièce qui agit comme un vent antidépresseur. À la fois drôle et émouvante, elle tourne le monde en dérision et nous renvoie paradoxalement à la raison. Mise en scène: Sylvain Ferron Avec: Laurent Deshusses, Camille Figuerero, Dominique Gubser, Fréderic Landenberg

Le Saperleau

de Gildas Bourdet

du 20 février au 11 mars 2018 > création

Cette parodie du vaudeville met en scène un séducteur de pacotille dont la virilité approximative s’épuise dans un infernal chassé-croisé érotique face à deux ogresses redoutables et insatiables. Mise en scène: Michel Favre Avec: Déborah Etienne, Michel Favre, Roberto Molo, Myriam Sintado

Hang up

de Marjolaine Minot et la Cie Les Diptik

du 13 au 25 mars 2018 > recréation en accueil

Cette pièce se situe hors du temps, dans la Station de l’Entre-deux-vies, où deux âmes fantasques sont en attente de réincarnation. Elles auscultent l’humanité dans un tête-à-tête improbable et drôle, en confrontant leurs désirs et leurs inquiétudes face au choix délicat de leur prochaine vie… Mise en scène: Marjolaine Minot Avec: David Melendy, Céline Rey

Processus Kafka

Adaptation théâtrale du Procès de Kafka par Daniel Wolf

du 10 au 29 avril 2018 > création

Roman fameux, monument de la littérature mondiale, le Procès de Kafka remet clairement la notion de justice en perspective et en question avec une résonance universelle. Processus d’exclusion, bureaucratie sans visage, juges fantoches et exécution en rase campagne… Mise en scène: Daniel Wolf Avec: Julia Batinova, Jean-Aloïs Belbachir, Laurent Deshusses, Clea Eden, Armen Godel, Jacques Maeder, Jacques Maître, Céline Nidegger

Le rêve d’un homme ridicule

de Fedor Dostoïevski

du 5 au 16 mai 2018 > recréation

Ce texte a un pouvoir magique, il émerveille en démontrant combien notre monde pourrait être paradisiaque, si l’être humain va au-delà de son amour propre. C’est l’histoire d’une métamorphose où le rêve devient un parcours initiatique sur le chemin d’un monde meilleur. Traduction: André Markowicz Mise en scène et interprétation: Jacques Maeder

Play Strindberg

de Friedrich Dürrenmatt

du 31 mai au 20 juin 2018 > création

Affreusement drôle, cette comédie grinçante tire à bout portant sur l’union sacrée du mariage. Un lynchage sans pitié où la farce et l’absurde donnent une vision métaphorique des impasses de la vie conjugale. Mise en scène: Véronique Ros de la Grange Avec : Pierre Banderet, Maria Mettral, Jacques Michel


 

EDITO

L’ ALCHIMIC : UNE MACHINE À JEUX

Durant cette dixième saison, l’équipe du théâtre Alchimic et les artistes à l’affiche poursuivent l’exploration d’un théâtre nécessaire, qui vous tend un miroir ludique de l’actualité, témoin de notre temps, afin de jouer un rôle utile dans notre société. Sublimer la nature humaine, soulever les questions, briser les tabous, montrer les paradoxes, détruire les impossibles ou désapprendre le monde, font partie des nombreux objectifs que nous poursuivons. Pour cela, nous faisons usage du mode de communication le plus naturel depuis la nuit des temps. On le pratique à tout âge, il est organique autant qu’universel, c’est le langage des enfants sans l’avoir appris. Ce mode fédérateur avec lequel l’humanité communique dans l’osmose est « LE JEU ». Voilà pourquoi l’Alchimic souhaite être une machine à jeux des plus sophistiquées, et qu’avec elle tout devienne du jeu, c’est à dire tout ce que vous voyez, entendez ou ressentez. C’est pour interpeller l’enfant qui est en vous, car nous sommes tous de petits puis de grands enfants, disons, plus ou moins irresponsables. Ce que l’on fait à notre planète le démontre tous les jours. Cette machine a l’ambition de créer toutes sortes de prétextes à jeux au service de l’ouvrage, de sa réalisation, mais surtout des acteurs, afin d’être pour eux une sorte d’accessoire multiple qui leur donne le pouvoir d’inventer tout en servant la pièce. Ce concept souhaite vous divertir en guidant votre pensée dans le traitement d’un ouvrage. Il espère ainsi vous donner l’envie d’explorer toutes ses profondeurs, surtout si le propos est pesant. C’est une démarche qui recherche sans cesse un subtil équilibre entre le divertissement et l’effort demandé par chacun des sujets. Votre concentration en découle, d’où notre affinité pour des spectacles courts à des horaires compatibles avec les vôtres. Les dix spectacles à l’affiche sont de véritables coups de cœur. Près de la moitié d’entre-eux traitent des oeuvres écrites ou adaptées à la scène par des auteurs locaux. La majorité des titres sont des créations genevoises, cela fait de l’Alchimic un théâtre vivant. La Russie est à l’honneur, d’abord à cause du centenaire de la révolution d’octobre de 1917, dont parle la nouvelle création de Dominique Ziegler, mais aussi avec des œuvres d’Anton Tchékhov ou de Fedor Dostoïevski. Plusieurs spectacles sont pluridisciplinaires, ils font dialoguer l’art du jeu d’acteurs avec celui de la musique, des marionnettes, du clown ou de la vidéo. D’autres spectacles, dont l’écriture est plutôt le fait du texte, questionnent les conventions habituelles du théâtre. Ceux-ci changent totalement la configuration de la salle, pour placer le public dans un autre rapport, qui s’impose tant il est légitime, en bi-frontal, en cirque, et même en agora. Nous affectionnons tout particulièrement les conceptions qui appréhendent la forme originale la plus adéquate pour traiter un ouvrage. Cela peut éveiller en vous votre curiosité et c’est cela qui nous intéresse. Notre démarche est en forme d’entonnoir pour aboutir sur votre intense attention. C’est là que nous voulons vous atteindre. Nous espérons ainsi vous mettre en état de jeu et stimuler en vous l’envie de jouer votre rôle le plus correctement, celui de vous considérer comme des spect-acteurs, pour écouter, réagir et vous émouvoir… Si tout est bon, du choix de la pièce et de son traitement jusqu’à celui des artistes, si le texte vous parvient puissamment au point de vous captiver, si vous buvez les paroles que vous entendez, c’est là que le courant passe et que le théâtre a une chance d’avoir lieu. C’est à dire l’art théâtral, ce que l’on nomme dans notre métier « l’état de grâce », lorsque les acteurs sont au bon endroit, qu’ils jouent avec justesse, et qu’ils n’interprètent pas mais incarnent leurs personnages. Humblement, c’est ce que nous espérons, pouvoir vous emmener au paradis de la délectation théâtrale, cet idéal magique qui nous échappe, auquel nous aspirons. En espérant que ces dix propositions ouvrent votre appétit, soyez les bienvenus au théâtre Alchimic pour la dégustation de ces plats variés aux saveurs théâtrales. Pierre-Alexandre Jauffret Directeur et fondateur de l’Alchimic