THÉÂTRE ALCHIMIC

PROPOSITIONS POUR LES ÉCOLES DU SECONDAIRE I et II

Saison 2021-2022

THÉÂTRE ALCHIMIC – 10, Avenue Industrielle, 1227 Carouge – www.alchimic.ch

Contact : Bertrand Tappolet – Tél. 079 517 09 47 – E-mail : communication@alchimic.ch

LA CANTATRICE CHAUVE
D’Eugène Ionesco
Du 7 au 19 septembre 2021

Synopsis

La Cantatrice chauve est la pièce emblématique du Théâtre de l’Absurde. Six personnages. Trois couples : les Smith, les Martin, le Capitaine des pompiers et Marie, la bonne. Les Smith et les Martin représentent la petite bourgeoisie anglaise, conventionnelle et en mal de sensations fortes.

Les Smith ont invité les Martin. Très vite la soirée s’enlise dans l’ennui quand arrive le Capitaine des pompiers, suivi de peu par la bonne Marie. Ce troisième et improbable couple anime la soirée par une soudaine et irrépressible attraction de l’un pour l’autre, de grandes effusions s’ensuivent…

Choqués, les Smith expulsent violemment les deux tourtereaux et se retrouvent seuls avec les Martin, comme au point de départ. Ils essaieront vainement de vivre à leur tour des amours débridées, mais n’arriveront pas à dépasser les codes surannés et stériles du théâtre de boulevard.

De frustrations en frustrations, impuissants à trouver les voies d’une spontanéité à jamais perdue, il glisse très logiquement dans la violence, puis la folie, finissant par faire le petit train dans la nuit en tournant autour de la table du salon, dans une danse apocalyptique. La lumière reviendra et la pièce recommencera avec les Martin jouant les répliques des Smith dans la première scène, tandis que le rideau se ferme doucement…

Ecrite au sortir de la deuxième guerre mondiale, la pièce retentit encore aujourd’hui comme un cinglant écho aux horreurs de la deuxième guerre mondiale : bombe atomique lâchée sur Hiroshima et camps de concentration.

Le monde, le siècle étant devenu fou, qui saurait transcender l’horreur ? Le Théâtre de l’absurde et sa cantatrice chauve, notamment.

Sur l’œuvre

La Cantatrice chauve est une œuvre des plus inspirée, comme écrite sous la dictée d’une voix hallucinée. Ionesco semble parfois dépassé par le cours de son histoire absurde, à tel point que certaines didascalies sont données comme décalées, en retard par rapport à l’action.

C’est cette grande inspiration, quasi rimbaldienne, qui a fait la renommée internationale de la pièce.
Il n’est pas possible – même pour son auteur – de réduire La Cantatrice chauve à une seule signification. C’est ce qui fait son charme, mais aussi son danger. L’absurdité des dialogues et des situations sont un fait, mais pour le metteur en scène et les comédiens tout, chaque tirade, doit avoir un sens très précis, sinon tout pourrait donner l’impression d’être aléatoire, superflu, gratuit. Et si c’était le cas, les spectateurs ne tiendraient pas onze scènes.

Au contraire, si tout est absurde, les protagonistes doivent en faire l’expérience tragique et métaphysique au présent. Par exemple, qu’on sonne à la porte et qu’il n’y ait personne derrière la porte pose une question radicale : y-a-t ’il quelqu’un dans l’au-delà ? Il n’existe a rien de plus sensé que ce théâtre dit de l’absurde.

Mise en scène :Cyril Kaiser

Jeu : Vincent Babel, Nicole Bachmann, Cyril Fragnière, Alicia Packer

Théâtre du Saule Rieur
Degrés : Sec I, Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Création, Culture et Art, Culture générale, Philosophie, Sociologie
Thématiques : Le langage, l’Absurde, le mode de vie stéréotypé, les conventions sociales, la superficialité des rapports sociaux

La Cantatrice Chauve fait partie du programme pédagogique du metteur en scène Cyril Kaiser aux Collèges de Candolle et de Saussure depuis plus de 25 ans. Ila eu le privilège d’entendre des centaines d’élèves prêter leur voix aux six personnages de La Cantatrice chauve.

LA POÉSIE DE L’ÉCHEC
De Marjolaine Minot et Günther Baldauf
Du 5 au 24 octobre 2021

Synopsis

Dans un style comique et décalé, accompagné par les ambiances sonores d’un beatboxer, cette fable poétique pleine d’humour fait la nique à notre société perfectionniste et à la loi du plus fort. Elle nous rappelle que l’évolution n’est possible qu’à travers l’erreur, le soulagement qu’à travers la douleur, le bien-être qu’à travers l’effort…

Nous sommes plongés dans l’histoire d’une famille où l’on fait semblant que tout va bien. Pourtant tout va mal. Personne ne communique vraiment et chacun tente de cacher ses fragilités, ses émotions, jusqu’à ce qu’elles débordent, explosent à la surface du réel, sous forme de « bulles » surréalistes, animées et burlesques. Avec des mots, des gestes, des chants et de l’émotion, les personnages nous révèlent les dessous de leurs échecs pour mieux les surmonter.

La notion de succès ou d’échec est-elle un concept ? une idée reçue ? ou tout simplement un moyen comme un autre d’exister ?

Ce spectacle nous délivre un message rédempteur, en questionnant le bien et le mal que provoque l’échec, le libérant de son poids, de sa pression, de son jugement et de ses tabous, afin de soulever une question essentielle : Et si l’échec n’existait tout simplement pas ?

Sur l’œuvre

Échouer. S’échouer. Être un raté, un imparfait, un défectueux, un looser, un perdant, un bon à rien. Rater, louper, manquer son but, chuter, déranger. Médiocre, défectueux, moche. Rater le coche, trébucher, avoir honte… Autant de mots qui fâchent, qui font tache dans notre société perfectionniste. Pourtant, on a beau vouloir aligner les réussites, à tout moment de notre vie on rencontre l’échec. Petit, grand, intense ou non, l’échec est toujours présent et nous force à nous positionner face à la réussite et à nos propres attentes.

Déjà petit, c’est une tragédie pour l’enfant qui reçoit une mauvaise note, ou qui n’arrive pas à faire du vélo quand tous ses copains y arrivent. C’est une fierté quand il réussit à l’école ou qu’il accomplit quelque chose qu’il peut ramener fièrement à ses parents, comme on ramènerait un gibier qui assurera la survie de l’espèce. Dans le fond, il est clair que la réussite participe à la survie de l’espèce, tandis que l’échec attriste, rend malheureux et est souvent douloureux. Il met un terme à une envie, un espoir, un objectif. Alors à quoi sert-il ? Uniquement à sélectionner les individus selon la loi du plus fort ?

En réalité, l’erreur peut être très importante pour l’évolution de l’espèce. Il semblerait même que l’évolution ne soit possible qu’à travers l’échec. Sur le plan scientifique, ce sont bien les erreurs génétiques qui ont permis l’évolution des êtres ! Sans échec, nous serions restés à l’âge de pierre. C’est à force d’échouer que de nouvelles idées émergent et que l’avenir se libère. C’est à travers nos échecs que notre force se développe.

Concept, écriture et mise en scène : Marjolaine Minot et Günther Baldauf
Jeu : Florian Albin, Christa Barrett, Marjolaine Minot
Création musique beatboxer live : Julien Paplomatas

Compagnie Marjolaine Minot

Degrés : Sec I, Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Création, Culture et Art, Culture générale, Philosophie, Sociologie
Thématiques : L’échec, la société, la performance

GRÂCE A DIEU
De François Ozon
Du 2 au 18 novembre 2021

Synopsis

Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. L’homme se lance alors dans un combat, rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences ne laisseront personne indemne.

Mettant en lumière le déni, le silence et l’impunité de l’Eglise catholique pour des agressions et abus sur mineurs, le film Grâce à Dieu de François Ozon a déjà pris rendez-vous avec l’histoire. La pièce qu’il en a tirée est montée pour la première fois en Suisse par François Marin. Trois hommes en pleine crise de foi, Alexandre, François et Emmanuel, mettent en cause les agissements abusifs d’un prêtre, le Père Preynat auprès d’enfants. Le religieux n’a pas nié les faits reprochés. Il a écopé de cinq ans de prison ferme, un jugement dont il a fait appel. Mise en cause, sa hiérarchie n’a pour l’heure pas été condamnée.

Sept comédiennes et comédiens se partagent une trentaine de rôles dans une scénographie épurée. Haletantes et rythmées, les scènes allient demande de justice et tourments intérieurs. Conçue avec la collaboration de la Parole libérée, une association de victimes des actes pédophiles de Preynat, l’opus conjugue la vérité des faits relatés avec l’universalité de victimes. En lutte pour la reconnaissance de leur existence mise à mal et de crimes contre notre humanité commune. Fin lecteur du théâtre contemporain et metteur en scène apprécié pour son sens de la nuance et sa subtilité, François Marin témoigne d’un travail d’enquête théâtrale à nul autre pareil.

Sur l’œuvre

Avec Grâce à Dieu, François Ozon réalise un film ancré dans l’actualité en retraçant le combat des victimes d’un prêtre pédophile du diocèse de Lyon pour obtenir réparation face au silence de la hiérarchie catholique locale, notamment le Cardinal Barbarin. Le film obtient le Grand Prix du Jury à la Berlinale 2019. François Ozon se défend d’avoir fait un film contre l’Eglise, et le voit comme un film qui « vise à aider à l’Église à comprendre toutes les maladresses et erreurs qui ont été commises ». Le 7 mars 2019, le cardinal-archevêque de Lyon Philippe Barbarin a été condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, omission de porter secours, et non-dénonciation des actes pédophiles du père Preynat. A la suite de cette condamnation, François Ozon déclare : « La justice n’a pas eu besoin de mon film pour donner son verdict. Les faits étaient connus, dans des articles, des livres, des reportages et surtout dans les témoignages des victimes ». Barbarin a finalement été relaxé par la justice.

A partir des nombreux matériaux réunis pour le film, François Ozon a voulu en donner une version théâtrale. La pièce reprend le cadre du film, mais la visée de François Ozon est différente. Il note dans l’avant-propos : « Alors que le cinéma joue sur l’identification et l’émotion directe, le théâtre permet de créer une distanciation, une réflexion plus politique, un outil de compréhension différent du monde. »

La pièce s’est nourrie du travail préparatoire du film, une « longue enquête…, une multitude de paroles écrites ou orales – mails, lettres, témoignages, dépôts de plaintes, procès-verbaux, rapports d’expertises, interview, aveux, conférence de presse, auditions. »

Le réalisateur attribue ainsi une autre mission à sa pièce, de faire réfléchir le spectateur et de l’amener à mieux comprendre le monde et sans doute à s’engager pour le faire changer. Il inscrit la pièce ainsi dans une démarche davantage didactique, de monstration et de démonstration à l’instar de certaines pièces de Brecht.

Compagnie François Marin

Mise en scène : François Marin
Jeu : Christian Cordonier, Frédéric Lugon,
Sabrina Martin, Yann Pugin, Sylviane Tille

Degrés : Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Création, Culture et Art, Culture générale, Philosophie, Sociologie, Eglise
Thématiques : Les abus sur mineurs, le cléricalisme, l’emprise, la résilience, la justice

LES SEPT JOURS DE SIMON LABROSSE
De Carole Fréchette
Du 30 novembre au 19 décembre 2021

Synopsis

Simon, jeune chômeur, se donne sept jours pour trouver un boulot qui lui permette de payer son loyer. En compagnie de Nathalie et Léo, deux comparses rencontrés par petites annonces, il s’invente chaque matin un nouveau métier, et sera successivement spectateur personnel, finisseur de phrases, flatteur d’égo, « allégeur » de conscience, amoureux à distance…

Mais hélas, tout le monde rejette ses propositions et son loyer reste impayé.

Dans cette fable existentielle, le chômeur Simon Labrosse remplit le vide de sa vie. Il se bat avec fébrilité et dérision contre un système qui l’étouffe, dans un monde pourri sur lequel « il pleut des briques ».

Il n’a qu’une arme pour se défendre : il est vivant !

Sur l’œuvre

Écrite en 1995, la pièce de Carole Fréchette dessine avec un humour féroce et subtil la difficulté à trouver sa place dans notre société, les rapports humains et la solitude qui en découle. L’auteure québécoise y érige l’imagination en élément salutaire, remplit le cœur de son héros d’une généreuse humanité, pointe du doigt les idées reçues et les paradoxes, interroge sur le sens de l’existence, et marque les aventures de ce trio un peu étrange du sceau de la tendresse.

Alors que beaucoup d’entre nous abandonnent le métier de leurs rêves, Simon, sans jamais se laisser gagner par le désespoir, et afin de pouvoir accepter sa propre vie, a besoin d’être poète, seul moyen pour lui de la rendre merveilleuse. La personnalité de Simon n’est évidemment pas innocente dans la dose de plaisir que procure cette pièce : indécrottable optimiste, il a chaque jour des idées nouvelles pour gagner son pain. Sa foi inébranlable en un jour meilleur est une véritable leçon de vie, une lueur dans la nuit.

Mais ce qui nous touche le plus dans cette pièce, c’est la simplicité de l’écriture de Carole Fréchette, au ton étonnant, joyeux et désarmant qui fait des merveilles, suscite le rire et le sourire, pour une belle alchimie entre drame et comédie.

Mise en scène : Sylvain Ferron
Collaboration artistique : Dominique Gubser
Jeu : David Casada, Angelo Dell’Aquila, Dominique Gubser

Compagnie Passe Muraille

Degrés : Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Culture générale, Philosophie, Sciences sociales, Sociologie
Thématiques : Société, chômage, fable existentielle, la vie

VERA
De Petr Zelenka
Du 22 février au 13 mars 2022

Synopsis

Cette pièce nous raconte l’ascension flamboyante de Vera, une femme prête à tout pour réussir, puis sa chute vertigineuse jusqu’au bas-fond de la déchéance.

L’intrigue nous retrace le monde, ses arnaques, ses zigzags, les fauves fraternisant avec le bétail et le gibier qui n’est pas celui que l’on croit. La rédemption est-elle au bout du chemin ?

Vera trouve que notre monde est merveilleux et fait de la réussite une religion. Directrice de casting, son ascension sociale est fulgurante. Avec une main de fer dans un gant de crin, elle veut tout contrôler, mais ne se souvient plus du nom de l’actrice qui vient de se suicider et dont elle était l’agent… et alors ? Vera vient de fusionner avec Global Casting. Le monde lui appartient ! Elle gagne beaucoup d’argent, gère son vieux père, ses infirmières, ses artistes, son mari rabougri, son frère, sa belle-sœur et toute sa clique comme une entreprise néo-libérale.

Mais Vera dépasse les bornes et tout se retourne contre elle.

Ce rêve contemporain se transforme alors en cauchemar, une descente aux enfers corrosive et féroce ! Le trait est si poussé qu’il en devient drôle. Et c’est l’art de cette tragi-comédie écrite avec noirceur et méchanceté́, interprétée par six acteurs pour plus d’une trentaine de rôles.

Sur l’œuvre

Critique du monde du travail dans la société libérale mondialisée, le texte dénonce avec humour la violence du système capitaliste qui envahit et influence nos relations de travail, familiales et intimes. C’est une pièce en trompe-l’œil, qui ressemble à une pure comédie dans la première partie et se décline sournoisement en tragédie existentielle. Noirceur et méchanceté, drôlerie et burlesque s’y confondent dans un mélange de réalisme et de fantastique.

La littérature dramatique connaît d’innombrables histoires sur l’ascension et la chute d’individus ambitieux. Le personnage de Petr Zelenka en est un bel exemple : un personnage endossant simultanément les rôles de coupable et de victime, qui est responsable de son ascension et de sa chute, un personnage qui aura à répondre de toutes les humiliations et de tout le mal infligés pendant son ascension : c’est corrosif, hilarant, féroce, et d’une impitoyable actualité !

Mise en scène : Frédéric Polier
Jeu :  Cédric Dorier, Bernard Escalon, Charlotte Filou, Camille Giacobino, Olivier Lafrance, Alexandra Tiedemann

Atelier Sphinx

Degrés : Sec I, Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Culture générale, Sciences sociales, Sociologie
Thématiques : Ambition, ascension sociale, réussite

LE FILS
De Florian Zeller
Du 10 au 25 mai 2022

Synopsis

Ce captivant thriller familial déroule sous nos yeux une vérité qui trouble.

Déchiré par un couple divorcé, un adolescent est en pleine dérive. La mère, dépassée par la situation, demande au père remarié d’intervenir en acceptant de prendre leur fils de 17 ans chez lui. Pris au dépourvu, le père va-t-il parvenir à sauver le fils d’un mal-être diffus ? Au fil d’un incroyable suspense, ce fils déboussole ses parents désemparés et aimants, tout en restant sincère dans son emprise sur leur vie. Et sous ce drame, l’amour et la tendresse continuent leurs existences.

Cette pièce interroge la responsabilité des membres d’une famille qui doit se recomposer après un divorce, ce que chacun peut éprouver, la culpabilité, une certaine impuissance, la difficulté d’être au monde, le défi d’être parents, les gestes intimes et d’autres blessures secrètes…

D’une sidérante justesse, cette pièce sensible raconte tout ce que la détresse d’un adolescent peut avoir de tragiquement énigmatique, avec cet art du mot juste que l’on aurait dit à ce moment-là. Un pur chef-d’œuvre de vérité humaine.

Sur l’œuvre

Dans Le Fils, le dialogue se constitue notamment autour d’un vide, de tout ce qui n’est pas dit et que le spectateur ne saura pas. La part du non-dit et du silence y est prédominante. Le contenu des répliques se borne à des paroles sortant d’une écriture blanche, « neutre », à des phrases inachevées. Le vocabulaire est volontiers pauvre, la syntaxe élémentaire. Recherche du non-dit du texte, justification intérieure ou non des gestes et des silences, qui traduisent la vie profonde de personnages, parfois indépendamment des paroles et mieux qu’elles.

Parmi les dramaturges d’élection de Florian Zeller, on compte Anton Tchekhov, Harold Pinter et Jon Fosse. N’ont-ils pas fait, chacun à leur manière singulière, de la banalité une forme musicale et sensible, où peuvent s’inscrire l’imaginaire, l’expérience, le ressenti et le vécu du spectateur en favorisant les retours sur soi ?

Chez Florian Zeller il n’y a pas une vérité, mais le tracé de plusieurs chemins possibles. Un portrait riche et complexe se dessine à travers différentes visions et divers reflets, jusqu’à une double conclusion qui laisse au spectateur la faculté de pénétrer dans les lignes brisées d’une aventure humaine et d’une pensée.

Mise en scène, scénographie et costumes : Elidan Arzoni
Jeu : Sophie Broustal, Arblinda Dauti, Cédric Dorier, Adrian Filip, Raphaël Harari, Thierry Piguet

Compagnie Métamorphoses

Degrés : Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Psychologie, Sciences sociales, Sociologie
Thématiques : Thriller familial, drame, adolescence, divorce

ALBUM DE FAMILLE
De La Compagnie du Sans Souci
Du 7 au 19 juin 2022

Synopsis

Dans un rythme effréné, Album de Famille est une comédie enlevée qui emmène du rire aux larmes grâce à une histoire et des chansons enthousiasmantes, émouvantes et toujours entraînantes.

Ils sont quatre. Deux femmes, deux hommes. Ils s’aiment, se détestent. Classique. Ils nous racontent leur histoire, leurs histoires de famille. Ascendance, descendance.

De l’aîné au cadet, de l’ancêtre au petit dernier, la tribu, c’est parfois difficile à porter : Des petits riens du quotidien aux grands secrets de leur lignée.

D’un clan à l’autre, c’est toujours le même refrain. Ils peinent à se parler, à communiquer…
Alors ils chantent. À quatre, à trois, à deux. Tout seul. Tous seuls… Et comme le suggère Le Tango Des Familles signé Philippe Lars ; « La famille ça rend meilleur le pire…mais toujours la force des choses nous amène à nous rapprocher… et se remettre en question

Sur l’œuvre

Une drôle de famille vit et évolue en chansons : les enfants grandissent puis s’en vont, c’est le sort de toutes les familles… dans ce spectacle de « théâtre en chansons ». Les Fatals Picards ont autant de pertinence et vérité que Michel Polnareff ou Claude Nougaro. La tradition et le moderne se côtoient, Brassens navigue avec le troubadour poétique David Sire et sa merveilleuse chanson d’amour d’un frère à sa sœur (et inversement), Le Zoo.
Joué, chanté et accompagné à la guitare par les hommes, Album de famille raconte, sous forme de tranches de vies cocasses ou émouvantes, le destin d’une famille ordinaire avec ses joies et ses petits tracas. Sur une cinquantaine d’années, on voit l’évolution de chacun et le fatal éclatement de la tribu. Avec un minimum de décors, la mise en scène dynamique est rehaussée par d’astucieux éclairages.
De Pierre Perret à Georges Brassens et Axelle Red, Serge Reggiani ou Jacques Brel, les comédiennes et comédiens nous font partager au chant le quotidien et les grandes étapes de l’histoire familiale. Le ton est à la fraîcheur et à l’émotion enchantée, touchant aussi, et l’on ressort avec en tête, des refrains éternels qui cheminent.
Album de famille c’est aussi un jeu empreint bien des nuances, du clown à l’émotion brute, du comique au dramatique. Un album révélateur de nos vies, plein de rires et de tendresse qu’on prend goût à feuilleter. Ceci au cœur d’un spectacle populaire par excellence conçu pour rencontrer toutes les générations tant il parle à chacun et chacun.
La famille, on ne sait parfois comment la vivre, on la quitte, mais on y revient toujours. Un sentiment d’appartenance au-delà des conflits et incompréhensions, qui est très présent et se vit continuellement à l’adolescence. Album de famille déploie un jeu de scène véloce, dynamique, enlevé. Tout cela est proche des attentes de l’adolescence, d’après les retours positifs recueillis depuis la création. Et le prochain spectacle de la Compagnie, Embrasse-les tous, ne parle que des amours adolescentes.
Mise en scène : Isabelle Turschwell et Lauri Lupi
Jeu / chant : Mariline Gourdon ou Isabelle Turschwell, Camille Voitellier ou Stéphanie Cavaillès, Philippe Gouin ou Gildas Thomas, Vincent Hedou

Compagnie du Sans Souci

Degrés : Sec II, Sec II
Disciplines : Atelier théâtre, Création, Culture et Art, Culture générale, Musique, Philosophie, Sociologie
Thématiques : la famille, les relations intergénérationnelles, la difficulté à se dire et à communiquer, les âges et défis de la vie

INFORMATIONS GÉNÉRALES

En vue de préparer les élèves au spectacle, le Théâtre Alchimic offre la possibilité

  • D’une rencontre avec le metteur en scène en milieu scolaire
  • D’un bord de scène qui permet de débattre sur la portée de la pièce avec le metteur en scène et les comédiens, à l’issue de la représentation
  • D’obtenir le texte de la pièce, si le professeur désire préparer les jeunes avant le spectacle

Notre théâtre est très bien fréquenté par les élèves de l’enseignement public et privé et nous en sommes ravis. Le théâtre est formateur et ce jeune public sera le public de demain.

Néanmoins, il arrive régulièrement que des classes réservent pour un nombre élevé d’élèves et finalement le soir même l’effectif est bien moindre, ou des classes ne se présentent parfois même pas.

Ceci est fort préjudiciable pour l’Alchimic, qui refuse souvent du monde.

C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que le nombre d’élèves puisse être confirmé une semaine avant la représentation choisie et, dans la mesure du possible, que les billets soient achetés à l’avance. Il est possible de faire un virement bancaire et nous envoyons les billets par la poste ou nous les remettons le soir même au professeur.

Les élèves paient CHF 10.- et les accompagnants sont invités.

Contact

Bertrand Tappolet – Tél. : 079 517 09 47
Réservation : billetterie@alchimic.ch ou 022 301 68 38