de Friedrich Dürrenmatt

du 26 mars au 16 avril 2019 > reprise

mardi et vendredi à 20h30, mercredi, jeudi, samedi et dimanche à 19h

Cette pièce satirique du grand auteur suisse, à mi-chemin entre le polar et le drame psychologique, au suspens à la Hitchkock, est une interprétation originale et contemporaine de la parodie de la justice, dans laquelle la culpabilité se révèle plus euphorisante que la présomption d’innocence.

Un représentant de commerce, Alfredo Traps, tombe en panne de voiture. Rien de bien grave. Mais une panne tout de même. Il trouve refuge dans un bar, au milieu d’une soirée insolite et énigmatique, en compagnie de clients. Tous sont retraités, un juge, un procureur, un avocat et un bourreau. C’est là que commence le jeu d’un procès imaginaire entre eux, où le rôle du coupable reste vacant. Notre invité ainsi que ses nouveaux comparses se feront un plaisir de jouer, à coups de plaidoiries avinées, à ce procès dangereux. Alfredo Traps devient le coupable, en victime consentante d’une mascarade de justice qui le conduira… à la peine de mort.

Voici un texte jouissif sur la justice et son cortège fantasque de rhétorique et de manipulation. La morale: mieux vaut n’avoir jamais affaire à elle.

Traduction : Armel Guerne
Adaptation théâtrale et mise en scène : Valentin Rossier
Avec : Barbara Baker, Armen Godel, Christian Gregori, Gilles Tschudi, Valentin Rossier
Scénographie : Jean-Marc Humm
Lumières : Jonas Bühler
Musique : Andrès Garcia
Coproduction : New Helvetic Shakespeare Company / Théâtre de l’Orangerie 2016